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Vers un gaz 100 % renouvelable en France en 2050 ?

Énergies renouvelables locales
Publié le 07 mai 2018

Fin janvier 2018, l’ADEME en partenariat avec GRDF et GRTGaz, a publié les résultats d’une étude sur la faisabilité d’un « mix gazier 100 % gaz renouvelable en 2050 ». C’est notamment l’association Solagro (adhérente du CLER) qui a coordonné ces travaux dans l’objectif d’explorer concrètement la mise en œuvre de la transition énergétique en France.

La gaz renouvelable (issu de l’agriculture ou de l’algoculture, des déchets, des arbres et forêts grâce à la méthanisation, mais aussi du système électrique ou de l’industrie via la gazéification ou le power-to-gas) présente un potentiel important : l’étude nous apprend qu’il serait suffisant pour satisfaire la demande en gaz à l’horizon 2050 grâce à une production de 250 à 350 TWh par an (valeur qui prend en compte les efforts de réduction des consommations énergétiques préconisés par le scénario énergie-climat ADEME 2035-2050 ou le scénario négaWatt.). Cette évolution du mix gazier permettrait de réduire nos émissions de gaz à effet de serre de façon importante (moins 63 Mt CO2 par an)

Lire l’étude de l’Ademe : Un mix de gaz 100 % renouvelable en 2050 ?

Des usages qui évoluent

Les réseaux devront s’adapter pour permettre de collecter toute la ressource de gaz renouvelable répartie de manière diffuse sur le territoire. Son fonctionnement devra être rendu bidirectionnel. Les outils existent déjà, et les coûts d’adaptation représentent une faible part du coût global (2 à 3 %). Les infrastructures de transport et de stockage resteront un élément clé pour assurer l’équilibrage offre-demande chaque jour de l’année et en tout point du réseau. Par ailleurs, l’étude souligne le rôle important du power-to-gas, passerelle entre le système électrique et le système gazier, pour atteindre le 100 % renouvelable tant pour le vecteur gaz (source supplémentaire de gaz renouvelable) que pour le vecteur électrique (stockage-intersaisonnier).

On remarque aussi que les usages du gaz évoluent : actuellement réduit essentiellement à la production de chaleur dans le bâtiment, le gaz pourrait devenir un carburant incontournable d’un secteur des transports en pleine mutation. « En 2050, le biogaz représenterait pas moins de la moitié des carburants utilisés en France, explique Simon Métivier de Solagro. Il est aujourd’hui très important de développer la filière du bioGNV qui permettra de décarboner les transports qui sont responsables d’un tiers de nos consommations d’énergie. Ce carburant présente des atouts importants pour le fret de marchandises ou les trajets de longues distances notamment, qu’il faut valoriser. »

Solagro a participé à un web-séminaire organisé par le CLER le 6 mars 2018 intitulé « Le biogaz dans la transition énergétique : quel rôle et quels projets locaux exemplaires ? »

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