Énergies renouvelables et biodiversité : trois journées d’échanges
Actualité du réseau Énergies renouvelables localesMis à jour le 06 octobre 2026
Alors que la crise climatique et énergétique s’accélère et que la pression sur le vivant augmente, les acteurs des énergies renouvelables et de la biodiversité se sont réunis pour trois journées de rencontres et d’échanges sur le terrain afin de partager leurs connaissances et leurs pratiques.
Des journées d’échanges sur le terrain
Le réseau Cler, ECLR Occitanie, France Nature Environnement Occitanie-Pyrénées et Occitanie-Méditerranée, LPO Occitanie et WWF France ont convié les acteurs du développement des énergies renouvelables ainsi que ceux engagés dans la protection de la biodiversité à participer à trois journées d’échanges sur le terrain.
- Le 11 avril à Brengues dans le Lot, autour d’un parc photovoltaïque citoyen
- Le 21 mai à Arfons dans le Tarn, autour d’un parc éolien
- Le 3 juin à Tresserre dans les Pyrénées Orientales, autour d’une centrale agrivoltaïque
Ces rencontres avaient pour objectif de favoriser les échanges, fluidifier le dialogue et ouvrir des pistes d’actions communes. Elles s’adressaient à tous les acteurs et actrices préoccupé·es par l’impact des énergies renouvelables sur la biodiversité ou parties prenantes d’un projet : porteur·es de projets, écologues, militant·es associatifs, élu·es et agent·es de collectivités, de parc naturel régional, services de l’Etat, etc. Cette démarche bénéficie du soutien de l’ADEME et la région Occitanie.
Renouer le dialogue entre énergies renouvelables et biodiversité
Ces trois journées ont réuni de nombreux porteurs de projets, des écologues, des associations de protection de la nature, des bénévoles de l’énergie citoyenne et quelques élus et services de l’État.
Elles ont offert une opportunité précieuse aux différentes parties prenantes de faire un pas de côté et un cadre de confiance propice à la rencontre humaine, la prise de recul sur les enjeux soulevés et la compréhension du cadre de contraintes de chacun et chacune. Ces temps d’échanges privilégiés ont permis de partager une compréhension commune des enjeux en matière d’énergies renouvelables et de biodiversité, et d’explorer les freins à un dialogue constructif. Au final, nombreux·es sont les participant·es à vouloir contribuer activement à renouer le dialogue !
Zoom sur la première journée d’échanges sous le soleil lotois
La première journée dans le Lot a réuni autour des enjeux croisés “photovoltaïque au sol et biodiversité” une quarantaine d’acteurs aux profils variés : salarié·es d’entreprises de développement des énergies renouvelables (chargé·es de développement et responsables environnement), citoyen·nes engagé·es pour la protection de la nature ou pour l’énergie citoyenne, représentant·es de l’Etat et de l’ADEME, chargé·es de mission au sein de parcs naturels régionaux, et élu·es locaux.
Le cadre enchanteur de l’ancien Prieuré d’Espagnac-Sainte-Eulalie et le soleil printanier ont d’emblée placé les échanges sous le signe de la bonne humeur. Durant la matinée, chacun·e a eu l’occasion de prendre la parole pour répondre aux questions collectées en amont auprès des inscrit·es. Des ateliers en petits groupes ont ensuite permis d’identifier les principaux freins à un dialogue constructif sur ces sujets avant de partager un déjeuner. L’après-midi, les participant·es ont visité la centrale photovoltaïque au sol de 250 kWc déployée par la société coopérative CéléWatt, présentée par la coopérative et le Parc naturel des Causses du Quercy. La visite du site a permis d’observer l’implantation du parc photovoltaïque et repérer quelques spécimens de faune et de flore caractéristiques grâce au regard affuté des écologues présent·es.
Si vous voulez en savoir plus sur cette démarche de dialogue entre les acteurs des énergies renouvelables et de la biodiversité, nous vous invitons à lire notre article.
L’envie de contribuer à un dialogue apaisé et constructif était perceptible le 11 avril, les échanges furent riches et sincères. Les participants ont semblé apprécier de pouvoir sortir du cadre dans lequel ils ont pour habitude de se rencontrer.Charlotte Tardieu Responsable énergie et territoires au réseau Cler, co-animatrice de la journée
Démultiplier ces espaces de dialogue
Les transitions écologiques et énergétiques sont vouées à réussir ensemble. Nous avons le devoir d’expérimenter, d’ouvrir des espaces de dialogue pour créer un cadre de confiance pour l’expression de chacun·e et donner l’occasion de chausser les lunettes des autres parties prenantes. Une compréhension mutuelle des enjeux et une acculturation commune sont nécessaires.
Notre expérience sur ces trois journées montre que contrairement à toutes les craintes exprimées au cours de ce projet, créer un espace de dialogue le temps d’une journée est possible. Les échanges étaient respectueux et ont permis à différents points de vue de s’exprimer, et à commencer à créer un commun autour du diagnostic de la situation (les freins au dialogue) et d’esquisser des pistes de réflexions pour un dialogue apaisé, qui n’attendent qu’à être approfondies, déconstruites pour devenir, qui sait, un jour réalistes.
Reste maintenant à démultiplier ce type de journées et à mieux impliquer les services de l’État et les collectivités (élu·es comme technicien·nes). C’est pourquoi nous avons publié cette vidéo et souhaitons mettre entre les mains d’autres acteurs associatifs un guide pour faciliter l’organisation d’initiatives similaires. À suivre…