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Fiche métier : technico-commercial « énergies renouvelables »

Transition juste et territoires
Publié le 20 décembre 2016
Mis à jour le 15 septembre 2026

Pour mieux connaître les métiers de la transition énergétique, et les hommes et femmes qui préparent le paysage énergétique de demain, nous vous proposons plusieurs fiches métiers.

Mon objectif, c’est que les chauffagistes entrent dans la transition énergétique et qu’ils y restent

Au sein d’une équipe de quatre personnes, Jérôme, en poste depuis 8 ans, est chargé des nouveaux clients : des particuliers mais surtout des chauffagistes. Sur son territoire, il en côtoie près de cinquante, clients déjà conquis ou à conquérir. « Mon objectif c’est que les installateurs entrent dans la transition énergétique et qu’ils y restent », résume-t-il. La mission requiert quelques qualités de persuasion : ‘on leur parle du prix du fioul et du contexte environnemental, on leur dit « dans ces circonstances, il faut que vous ayez une autre carte à jouer et cette carte, nous vous l’amenons’ ».

Des compétences techniques pour convaincre

Détenteur d’un CAP chauffagiste, ce commercial a pour atout de parler le même langage que ses clients. Des compétences techniques qui lui permettent d’être actif à toutes les étapes : former les chauffagistes à la pose des chaudières à granulés, assister à la mise en route de chacune d’entre elles, assurer l’entretien, le suivi technique, et l’hiver, en période de chauffe, accompagner les installateurs lors de leurs missions de dépannage.

« Notre politique consiste à construire une relation durable avec nos clients, on ne veut surtout pas qu’ils se disent ‘les énergies renouvelables ça se passe mal’ », développe Jérôme. Pour mener à bien sa mission, cet ancien guide de montagne relève les mêmes défis que dans sa vie professionnelle passée : « mettre en confiance » et « accompagner pour dépasser la sensation du risque ». Ces compétences sont également utiles lors des démonstrations de produits – à l’agence ou sur les salons – et lorsqu’il a pour interlocuteurs « des prescripteurs », architectes ou bureaux d’études. Pour lui, « le plus important c’est d’être avenant, à l’écoute des besoins et d’avoir un peu de psychologie ».

S’informer et faire une veille

Mais, à eux seuls, ces ingrédients ne suffisent pas à déclencher l’achat. « Il y a une réalité de marché, une chaudière au fioul se retrouve souvent 30 % moins cher que celle à granulés », déplore le technico-commercial. Car, à son grand regret, « les taux de crédit d’impôts sont les mêmes » pour ces deux types d’installations. Autre frein rencontré : ses interlocuteurs gardent certaines réserves sur les impacts environnementaux de la chaudière à granulés. Après huit ans d’activité, l’homme doit encore lever certaines craintes : « On entend dire que le chauffage au bois pollue. C’est vrai dans certains cas. Mais c’est dramatique de faire une généralité : un foyer ouvert émet mille fois plus de particules qu’une chaudière à granulés », réplique-t-il. Malgré ces obstacles, celui qui a quitté ses montagnes « par envie de travailler dans les énergies renouvelables », reste convaincu : « Aujourd’hui les chaudières granulés représentent 2 % du marché français. En Autriche, c’est près de 20 %, on a devant nous une belle marge de progrès ».

Informations complémentaires

Salaire mensuel net :

Part fixe de minimum 1500 euros à laquelle s’ajoute des primes sur objectifs pouvant atteindre 50 % du salaire de base.

Formation nécessaire :

CAP chauffagiste, Bac Professionnel/BTS énergétique ou technicien de maintenance avec une expérience de vente.

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